mercredi 11 août 2010

Ma première fausse couche

J'ai un problème avec les statistiques. Je suis accroc. Je surestime leur valeur. Quand je vois les mots ''selon une étude'', ''pourcentage'' ou le signe ''%'' quelques part, je ne peux détourner mon attention et j'assimile toute l'information qui s'y rapporte. Même si ca m'a rendu service au cégep, ca devient parfois ridicule. Comme la fois ou j'ai douté des chances de survie de notre couple à Chéri et moi, parce que seulement 25% des familles reconstituées tiennent le coup, comme les fois ou j'ai passé près de ne pas écouter le gros bon sens qui me dictait telle ou telle approche avec les filles parce que selon les statistiques, telle approche à x% plus de chances de fonctionner...

Comme hier. Je devais devenir matante pour la énième fois dans quelques mois et il semble que cet évènement sera reporté de quelques autres mois. C'est la première fois que je suis directement touchée par une fausse couche, j'ai bien eu des amis qui en ont fait, mais le foetus n'était pas mon neveu ou ma nièce alors, aussi égoiste que ca puisse paraître, ca ne m'atteignait pas comme ca l'a fait hier. Ca m'a fait énormément de peine sur le coup, si ca n'avais été du fait que j'étais avec les filles, j'en aurais pleuré. Et qu'est ce que ca fait une fille accroc aux statistiques quand ca veut se consoler et être forte devant un événement triste? Ca rationnalise.

C'est ainsi que, après avoir lu la nouvelle sur facebook, la seule chose que j'ai trouvé à écrire, sans réfléchir évidemment, c'est: ''c'est une question de statistique, une grossesse sur quatre se termine en fausse couche, je pense à vous et je vous aime''... Le ''je pense à vous et je vous aime'' aurait, je crois, été amplement suffisant...

Enfin, c'est fait, c'est écrit et ce n'est pas dramatique mais je ne mettrai pas cette phrase dans mon top 5 de phrases rassurantes et consolatrices...

2 commentaires:

  1. C'est une façon de voir les choses les statistiques. Le médecin à l'hôpital m'avait dit la même chose à ma fausse couche - pour me rassurer que c'était "normale" de faire une fausse couche.

    C'est certain que l'événement en soit n'est pas évident à vivre et tu ressens une peine / tristesse que tu crois ne pas être capable de surmonter... Toutefois, pour ma part ça m'avait quelque peu rassurer de savoir que je n'étais pas la "seule" à avoir fait une fausse couche. Que ça faisait partie de la vie, du cycle de la vie.

    L'important ce que tu lui aies dit que tu pensais à eux et que tu les aimais :-) Crois moi, ces petits mots font un grand bien dans ces moments là.

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  2. Les fausses couches font partie de la vie et donc des statistiques. J'en ai fait quelques unes, et je sais combien c'est traumatisant! Par contre je me dis que la vie est forte et que si le bébé meurt c'est mieux ainsi. Il aurait pu avoir de lourds handicaps...Courage dans quelques mois un autre bébé devrait se pointer.

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