lundi 4 février 2013

Bonne fête Grand-maman

Photo : Par ma belle Charlotte, juste en haut de l'évier, question de me changer les idées quand je fais la vaisselle...Pour celle du souper, mes réflexions m'ont emmenées à réaliser que même ma grand-mère avait un lave-vaissel...Pendant 18 ans, le 4 février à été pour moi une journée de fête. Je célébrais, à coup de bricolages, de poèmes, de petits cadeaux achetés à même mes sous noirs ou de bouteilles de vins, plus tard, ton anniversaire. Même si je te disais et te montrais fréquemment mon appréciation et mon amour, j’aimais le souligner davantage à ta fête. C’était une façon, peut être, de remercier la vie de t’avoir mis sur mon chemin. Encore aujourd’hui, je n’ose pas imaginer ce que je serais devenue sans toi.


Tu m’as donné des années de ta vie ou tu aurais pu te reposer et profiter de tes congés pour penser à toi, tu m’as consacré le temps qu’il fallait pour m’apprendre la vie et la traverser heureuse, malgré les épreuves. Tu m’as appris à me relever après les difficultés, à garder la tête haute dans l’adversité, à donner aux plus vulnérables sans attendre en retour, à aimer inconditionnellement, même quand ça fait peur.

Tu m’as appris tout ça même si tu avais parfois du mal à l’appliquer pour toi-même, en étant toujours honnête, authentique et humaine avec moi. Tu m’as transmises des valeurs qui m’ont toujours aidé à cheminer et, même si tu craignais pour moi quand tu es décédé, même si je n’ai pas toujours suivi la bonne voie, même si ma vie n’est pas parfaite, je donnerais n’importe quoi en ce jour de fête pour pouvoir te remercier et te dire à quel point tes enseignements me servent. Ça fait maintenant 11 ans que je ne t’offre plus de cadeaux et chaque année, à ta fête, je rêve de te serrer dans mes bras en te disant combien tu as été précieuse pour moi. Je te l’ai dit souvent, je l’ai pensé chaque fois et si j’avais encore la chance de le faire, je le ferais de toutes les façons possibles, à chaque jour.

T’avoir à mes cotés toutes ces années à été le plus beau cadeau que la vie m’aie offerte, et j’espère, même si j’en doute souvent et que j’ai du mal à croire qu’il y a quelque chose après, que d’où tu es tu constates à quel point tu m’as aidé et à quel point tu m’aides encore. Je t’aime Grand-maman xxx

vendredi 1 février 2013

Les journées invisibles

Photo : Dans 28 signatures et 3 poignées de mains je décolle avec ma rousette :)Les journées invisibles? Vous connaissez? C'est ces journées ou rien ne va, ou tout ce qui étaient prévus tombent à l'eau, ou tout ce qui pouvait être imprévus s'improvisent, ou, en tant que maman, monoparentale ou non, on doit improviser, du début à la fin, sans perdre de temps à se questionner, sans penser à soi trop trop, sans s'arrêter trop longtemps... Ou on se lève le matin avec un plan de match... et ou on se couche le soir, sans le réaliser, en tombant comme une bûche, ou en insomniant, parce que le plan de match à été anéanti d'un coup et que tout ce qui devait se faire aujourd'hui ne s'est pas fait au profit d'un imprévu maudit sur lequel on a aucun contrôle... C'est ces journées ou on survit au lieu de vivre, ou on pense à un ou à l'autre de nos enfants, à une ou à l'autre de nos responsabilités, à une ou à l'autre solutions... Et ou on se réveille le lendemain, ou quelques jours plus tard, en se disant ouuuuuufffffffffffff!!! C'est fini :) Avant de revenir à quelque chose qui ressemble à une routine...

Alors? Vous connaissez?

Je vous demande ça comme ça, parce que je viens de vivre quelques journées comme ça de suite...

Bertha nous à lâché... Il y a une semaine jour pour jour...

Notre voiture chérie, celle que j'ai négligée et sous-estimée longtemps, puis apprécié et soignée trop tard... Elle est décédé.

Après presque 4 ans de très loyaux services pour ma famille et 8 ans au total, après ne s'être presque pas révolté contre mon entretien négligent, le bordel que j'y semais, le peu d'amour que je lui offrais et l'incapacité que j'avais à concevoir qu'un jour elle me lâcherait... Après trop peu d'amour bref, elle est morte. Elle m'aura appris qu'une voiture est essentielle dans ma vie et que d'y investir temps et argent était nécessaire... Et je le ferai pour la prochaine. Qui, je dois l'avouer, m'aide vraiment à faire mon deuil de Bertha.

Bertha faisait la job certes, mais elle était petite pour ma grosse famille, physiquement ordinaire et très usée... J'étais attachée à Bertha, mais Petite rouquine (c'est Grande-puce qui l'a baptisé), notre nouveau véhicule (est ce un camion, est ce une voiture???) me l'a fait oublier d'un coup. Mes jambes ont flageollés quand je l'ai aperçu, mon coeur s'est emballé quand j'ai signé le contrat d'achat et mes yeux ont presque pleurés quand je l'ai monté à 150 sur l'autoroute démarré... Quand j'y ai mis deux gigantesques poubelles en réalisant que dans Bertha, ça aurait été impossible, quand j'y ai testé les haut parleurs fabuleux, quand j'ai réalisé que les fenêtres ne s'ouvraient pas toutes seules dans celle la... Je suis amoureuse.

Ma voiture et moi, en tant que responsables principales d'une grande famille, on fait équipe. Et j'adorais Bertha, mais la vie va être plus facile avec Petite rouquine. On va faire une sacré équipe, je le sens.

Merci Bertha pour ta fidélité durant tant d'année, et excuse mes négligences continuelles.

Merci Maman d'avoir autant gardé, et merci à ceux et celles qui m'ont aidé et conseillé dans mon achat (C'est tu pas assez stressant s'acheter une auto en tant que femme seule et innocente en train de se faire grimper dessus par un bébé!!!??? Jamais je ne me suis sentie aussi vulnérable!)

Et merci la vie! Ça à été complexe, mais ça aurait pu être pire!

Sur ce je vais ranger l'accumulation de bordel qui s'est fait dans l'appartement même si je me souviens à peine d'y avoir mis les pieds... Étrange...

Photo : Ma nouvelle voiture, dans ma cour jeudi :)

PS: Grande-puce, t'es sur qu'on devrait pas l'appeler Grosse rouquine? Regarde là comme il faut la...