Suite de mon billet ''la crise de la trentaine, 2eme partie, ou discussion entre Maman toute croche et moi'' qui était la suite de mon billet ''la crise de la trentaine''...
J'en étais donc, les mains ratatinés suite à une longue vaisselle durant laquelle j'avais discuté avec Maman toute croche, ma deuxième personnalité, à écrire mes objectifs de vie, puisqu'elle prétendait que je n'en étais pas capable... Pfff cette Maman toute croche....
J'ai commencé par être très vague... Mes objectifs?
Être heureuse et en santé, rendre mes proches heureux et les garder en santé (dans la mesure ou j'ai un contrôle la dessus...)...
Puis j'entendais Maman toute croche se foutre de moi...
MTC: C'est ce que je disais, t'es incapable de te fixer des objectifs précis...Mauviette...
Décidément, notre congé l'avait requinqué...
J'ai donc fait dans la précision...
Mes objectifs précis?
Passer davantage de temps de qualités avec mes enfants et mes proches
Prendre plus de temps pour moi
Mettre de l'argent de coté
Avoir une maison plus entretenue et chaleureuse
Avoir une voiture mieux entretenue (c'est quoi ce bruit étrange quand j'accélère?)
Et Maman toute croche de me souffler à l'oreille...
- Tous tes objectifs sont en liens avec le temps ou l'argent, je te l'avais dit, trouve toi une occupation autonome qui se gère en trois ou quatre jours par semaine et qui rapporte assez et tu vas atteindre tes objectifs...
J'ai réalisé que c'était vrai en me souvenant des imprévus qui étaient surgis dans ma vie durant les dernières années. Avec plus de temps et d'argent, la majorité auraient été tellement plus simple à gérer...
C'est difficile de m'avouer que l'argent est important. Ca me semble aller à l'encontre de mes valeurs profondes, de mon éducation, de mes idéologies... Mais dans la société ou on vit (qu'on l'accepte et l'apprécie ou pas, soit dis en passant), avec trois enfants à ma charge, je ne peux me contenter d'un salaire médiocre, même si celui de Chéri tout croche est décent. Être dans la classe moyenne me semble aussi difficile qu'être pauvre et j'en ai assez des difficultés.
Mon objectif de base donc?
Faire assez d'argent d'ici un an pour ne plus m'en inquiéter, sans avoir à travailler soixante heures par semaine pour y arriver.
Ma façon d'y arriver?
Une entreprise ou j'offrirai un service qui sera simple à gérer et qui, en demeurant abordable pour mes clients, me permettra de bien vivre... J'ai eu plusieurs idées, évidemment, mais celle que j'ai retenue me remplie d'enthousiasme car elle répond vraiment à mes besoins, en plus d'être vraiment pratique.
Je suis, depuis quelques jours, l'heureuse responsable d'une Buanderie mobile. Avouez que l'idée est chouette. Si ca existait déjà dans mon coin, je serais assurément cliente, mais à défaut d'être cliente, j'en serai responsable.
Cela étant dit, il me reste à déterminer mes objectifs précis. C'est quoi selon vous le revenu idéal annuel pour une famille comme la mienne?
lundi 21 novembre 2011
dimanche 20 novembre 2011
La crise de la trentaine, 2eme partie...
La crise de la trentaine étant surtout faite de questionnement et de remises en questions, j'ai passé le dernier mois à me questionner et à me remettre en question. J'avais le temps, aussi bien en profiter. C'est ainsi que, les deux mains dans la vaisselle, au son d'une mélodie supposé me motiver à faire le ménage, j'ai eu cette discussion avec Maman toute croche (pour les nouveaux lecteurs, c'est ma deuxième personnalité, celle qui doute, qui questionne, qui se désorganise et qui s'en fout un peu trop, mais qui au fond, est plus sage que la première...)
MTC: Allez, on joue, tant qu'à s'emmerder à laver de la vaisselle... Si on pouvait changer quelque chose de notre passé, ce serait quoi???
Moi: Hors de question, je n'embarque pas dans tes jeux psychanalytiques ridicules, c'est absolument inutile et malsain.
MTC: Arrête, tu brûles d'envie de le faire.
Moi: Non, présentement, je brûle d'envie de décoller la sauce à spaghetti dans le bol que je tiens...
MTC: Arrête, je te connais, t'a quand même plus d'ambition que ça...
Moi: Pour l'instant, non.
Peu insistante, Maman toute croche s'est mise à fredonner, ce qui à eu pour effet de me calmer et de m'emmener à réfléchir à sa question. Pas très longtemps. Parce que c'est évident, si je pouvais changer quelque chose de mon passé, forcément mon présent ne serait pas comme il est et que, malgré tout, mon présent me plaît. Évidemment Maman toute croche a profité de l'occasion pour arrêter de fredonner et ressurgir...
MTC: Elle te plaît? Notre existence te plaît? Wow. (Applaudissements sarcastiques...) Sort les trompettes, les tambours et le champagne...
Moi: Quoi??? C'est déjà bien! Tu sais la quantité de personnes qui détestent leur existence? La nôtre me plaît, qu'est ce que tu veux de plus?
MTC: Qu'elle te stimule, te motive, te remplisse de bonheur!
Moi: Jamais contente toi, petite ingrate...
MTC: Je ne suis pas ingrate, je suis ambitieuse, et comme je partage ton corps et ton esprit, j'ai mon mot à dire sur notre avenir.
Moi: Ben dis le, arrête de tourner autour du pot... T'est exaspérante quand tu veux!
MTC: D'accord, mais je t'avertie, ca va te faire ch...
Moi: Tu me fais relativement souvent ch... ces temps ci, je me suis adaptée...
MTC: Je pense que tu n'accorde pas assez d'importance à l'argent.
Moi: QUOI!!!!!!! Non mais t'es ou quand je calcule le budget, que je cours les spéciaux et que je me prive d'une bouteille de vin tellement mérité!
MTC: J'aimerais bien être loin, c'est tellement pathétique à voir, mais je suis là, et sérieusement c'est toi qui est exaspérante! Tu comprends vraiment rien!
Moi: Ben soit claire!
MTC: Ta vie te plairait plus avec un peu plus d'argent, voila.
Moi: Ben voyons, c'est connu, l'argent fait pas le bonheur, j'ai la santé, l'amour, une belle maison, une voiture qui roule, trois magnifiques pitounes... Arrête avec tes pensées matérialistes...
MTC: J'ai pas dit ''tu serais heureuse jusqu'à la fin de ta vie si t'avais plus d'argent'', j'ai dit que ta vie te plairait plus.
Silence... J'essaie de saisir la nuance...
MTC: Quand est ce que ta vie te plait le moins?
Moi: Quand je suis stressée, ca c'est désagréable...
MTC: Qu'est ce qui te stresse?
Moi: Le manque de temps, les conflits... (Le but étant ici de ne pas dire ''le manque d'argent'' parce que je sais bien que c'est ce qu'elle veut entendre au fond et il est hors de question que je lui donne raison aussi vite...même si je sens que ca viendra...)
MTC: Pourquoi manques-tu de temps?
Moi: Là ca va, mais quand je travaillais, forcément, j'en manquais...
MTC: HAHA!!! Et pourquoi travaillais-tu alors???
Moi: Ben là, pour gagner ma vie pauvre cloche. Et parce que j'aime travailler et me sentir utile...
MTC: Pour l'argent! Je te l'avais dit! Les conflits maintenant... Qu'est ce qui cause les conflits souvent??? Hein? Hein!!!
Moi: Bon bon bon, c'est beau, j'ai compris, t'a raison, peut être bien qu'avec un peu plus d'argent, ma vie me plairait un peu plus. Elle serait plus simple en tout cas, c'est certain.
MTC: Alors tu vas faire quoi maintenant que tu as compris ça?
Moi: Me trouver un emploi plus payant que le dernier.
MTC: Bonne chance...
Moi: Quoi? Tu doutes de mes capacités?
MTC: Non, je doute que ton statut de maman de trois enfants dont deux en garde partagées et une aux couches, ayant des semi diplômes et désirant un horaire lui permettant de concilier famille et travail soit très... allumeur pour les employeurs qui offrent des conditions de travail normales...
Moi: Hum... T'es pas très positive...
MTC: Je dirais plutôt réaliste. C'est d'ailleurs parce que tu en étais consciente que tu voulais te partir à ton compte l'an passé...
Moi: Mouais, mais ca ne fonctionne pas assez pour que je ne vive que de ça...
MTC: Sur un ton mélangeant l'arrogance, et le sarcasme... C'est vrai que tu t'investis tellement pour que ca fonctionne...
Moi: Ah ta gueule! Tu fais ch... J'ai pas le temps de m'investir...
MTC: Présentement, je te rappel que t'es en attente de chômage... Je dis ca comme ca, mais c'est assez peu prenant comme occupation...
Moi: Oui mais...
MTC: Oui mais, oui mais... T'es juste pas game, t'a peur de te planter... Mauviette...
Moi: Ben voyons, arrête, j'ai jamais hésité à essayer des trucs par peur de me planter, de quoi tu parles...
MTC: Tu essaies un peu, mais jamais à 100%... T'es incapable de te fixer d'objectif claire, t'a trop peur de pas les atteindre...
Moi: Ouuuuhhhhh les grosses révélations à matin...
MTC: Ris de moi tant que tu veux, tu le sais que j'ai raison...
Moi: Alors quoi???
MTC: Alors vas-y, fixe toi des objectifs...
Et c'est ainsi que je suis passé de mon évier enfin vide à la table ou traînait, comme pour me stimuler, des feuilles et des crayons...
Les objectifs dans un prochain billet!
MTC: Allez, on joue, tant qu'à s'emmerder à laver de la vaisselle... Si on pouvait changer quelque chose de notre passé, ce serait quoi???
Moi: Hors de question, je n'embarque pas dans tes jeux psychanalytiques ridicules, c'est absolument inutile et malsain.
MTC: Arrête, tu brûles d'envie de le faire.
Moi: Non, présentement, je brûle d'envie de décoller la sauce à spaghetti dans le bol que je tiens...
MTC: Arrête, je te connais, t'a quand même plus d'ambition que ça...
Moi: Pour l'instant, non.
Peu insistante, Maman toute croche s'est mise à fredonner, ce qui à eu pour effet de me calmer et de m'emmener à réfléchir à sa question. Pas très longtemps. Parce que c'est évident, si je pouvais changer quelque chose de mon passé, forcément mon présent ne serait pas comme il est et que, malgré tout, mon présent me plaît. Évidemment Maman toute croche a profité de l'occasion pour arrêter de fredonner et ressurgir...
MTC: Elle te plaît? Notre existence te plaît? Wow. (Applaudissements sarcastiques...) Sort les trompettes, les tambours et le champagne...
Moi: Quoi??? C'est déjà bien! Tu sais la quantité de personnes qui détestent leur existence? La nôtre me plaît, qu'est ce que tu veux de plus?
MTC: Qu'elle te stimule, te motive, te remplisse de bonheur!
Moi: Jamais contente toi, petite ingrate...
MTC: Je ne suis pas ingrate, je suis ambitieuse, et comme je partage ton corps et ton esprit, j'ai mon mot à dire sur notre avenir.
Moi: Ben dis le, arrête de tourner autour du pot... T'est exaspérante quand tu veux!
MTC: D'accord, mais je t'avertie, ca va te faire ch...
Moi: Tu me fais relativement souvent ch... ces temps ci, je me suis adaptée...
MTC: Je pense que tu n'accorde pas assez d'importance à l'argent.
Moi: QUOI!!!!!!! Non mais t'es ou quand je calcule le budget, que je cours les spéciaux et que je me prive d'une bouteille de vin tellement mérité!
MTC: J'aimerais bien être loin, c'est tellement pathétique à voir, mais je suis là, et sérieusement c'est toi qui est exaspérante! Tu comprends vraiment rien!
Moi: Ben soit claire!
MTC: Ta vie te plairait plus avec un peu plus d'argent, voila.
Moi: Ben voyons, c'est connu, l'argent fait pas le bonheur, j'ai la santé, l'amour, une belle maison, une voiture qui roule, trois magnifiques pitounes... Arrête avec tes pensées matérialistes...
MTC: J'ai pas dit ''tu serais heureuse jusqu'à la fin de ta vie si t'avais plus d'argent'', j'ai dit que ta vie te plairait plus.
Silence... J'essaie de saisir la nuance...
MTC: Quand est ce que ta vie te plait le moins?
Moi: Quand je suis stressée, ca c'est désagréable...
MTC: Qu'est ce qui te stresse?
Moi: Le manque de temps, les conflits... (Le but étant ici de ne pas dire ''le manque d'argent'' parce que je sais bien que c'est ce qu'elle veut entendre au fond et il est hors de question que je lui donne raison aussi vite...même si je sens que ca viendra...)
MTC: Pourquoi manques-tu de temps?
Moi: Là ca va, mais quand je travaillais, forcément, j'en manquais...
MTC: HAHA!!! Et pourquoi travaillais-tu alors???
Moi: Ben là, pour gagner ma vie pauvre cloche. Et parce que j'aime travailler et me sentir utile...
MTC: Pour l'argent! Je te l'avais dit! Les conflits maintenant... Qu'est ce qui cause les conflits souvent??? Hein? Hein!!!
Moi: Bon bon bon, c'est beau, j'ai compris, t'a raison, peut être bien qu'avec un peu plus d'argent, ma vie me plairait un peu plus. Elle serait plus simple en tout cas, c'est certain.
MTC: Alors tu vas faire quoi maintenant que tu as compris ça?
Moi: Me trouver un emploi plus payant que le dernier.
MTC: Bonne chance...
Moi: Quoi? Tu doutes de mes capacités?
MTC: Non, je doute que ton statut de maman de trois enfants dont deux en garde partagées et une aux couches, ayant des semi diplômes et désirant un horaire lui permettant de concilier famille et travail soit très... allumeur pour les employeurs qui offrent des conditions de travail normales...
Moi: Hum... T'es pas très positive...
MTC: Je dirais plutôt réaliste. C'est d'ailleurs parce que tu en étais consciente que tu voulais te partir à ton compte l'an passé...
Moi: Mouais, mais ca ne fonctionne pas assez pour que je ne vive que de ça...
MTC: Sur un ton mélangeant l'arrogance, et le sarcasme... C'est vrai que tu t'investis tellement pour que ca fonctionne...
Moi: Ah ta gueule! Tu fais ch... J'ai pas le temps de m'investir...
MTC: Présentement, je te rappel que t'es en attente de chômage... Je dis ca comme ca, mais c'est assez peu prenant comme occupation...
Moi: Oui mais...
MTC: Oui mais, oui mais... T'es juste pas game, t'a peur de te planter... Mauviette...
Moi: Ben voyons, arrête, j'ai jamais hésité à essayer des trucs par peur de me planter, de quoi tu parles...
MTC: Tu essaies un peu, mais jamais à 100%... T'es incapable de te fixer d'objectif claire, t'a trop peur de pas les atteindre...
Moi: Ouuuuhhhhh les grosses révélations à matin...
MTC: Ris de moi tant que tu veux, tu le sais que j'ai raison...
Moi: Alors quoi???
MTC: Alors vas-y, fixe toi des objectifs...
Et c'est ainsi que je suis passé de mon évier enfin vide à la table ou traînait, comme pour me stimuler, des feuilles et des crayons...
Les objectifs dans un prochain billet!
samedi 19 novembre 2011
La crise de la trentaine... ou Les confidences d'une Maman toute croche
Vous me pensiez disparue? Mais non... J'étais investie par ma crise de la trentaine. J'ai eu 29 ans en août, et depuis mes 27 ans et demi, jour ou j'ai officiellement été plus près de 30 ans que de 25, je redoute, plus ou moins consciemment, le jour désormais plus si fatidique que ca, ou j'aurai 30 ans.
J'ai traversé ma crise d'adolescence...comme quelqu'un qui ne sait pas nager et qui traverse l'océan en pédalo. Intensément, en doutant parfois que j'allais y arriver, en ne sachant pas toujours comment avancer et en me demandant occasionnellement si ca valait vraiment la peine de continuer. Et je me souviens comme si c'était hier de m'être dit ''ouf, c'est terminé'', d'avoir réalisé que je venais probablement de traverser une des périodes les plus difficiles de ma vie, et d'en avoir été fière. J'ai eu l'impression que j'avais la force de traverser n'importe quelle épreuve.
Alors je me suis rendue à 18 ans en faisant ce que j'avais à faire, entre deux party, deux spectacles, deux cours dont un durant lequel je dormais, deux moments d'insouciances légères...
Et puis paf, j'ai eu 18 ans!!!! Et j'ai eu l'impression qu'il me fallait passer à autre chose. Fini l'insouciance, j'étais majeure, je me devais d'être responsable et adulte! Il me fallait m'enligner, me trouver une carrière intéressante, payante et stimulante, une passion ''saine'', un conjoint stable, une vie chouette mais rangée... Mes ambitions étaient grandes...et le travail à faire monumental: j'étais à milles lieux de l'image que je me faisait d'une fille de 18 ans qui ''réussie''.
Mais j'ai réussie. J'ai réussi à devenir plus responsable, à moins faire le party et à accepter que je n'avais encore aucune idée de ce que je voulais faire comme carrière. Et j'ai continué, en acceptant mes limites et en faisant de mon mieux.
J'ai bien vécu quelques crisettes depuis, équivalentes à la traversée d'une piscine olympique à la nage (je suis en forme mais quand même...), mais rien de comparable à l'océan en pédalo. J'ai fait les enfants avant la carrière, j'ai fait les études entre deux enfants, j'ai fait des erreurs et des bons coups et je m'en suis sortie sans trop de mal et sans trop de séquelles.
Puis j'ai eu 27 ans et demi. Et je crois qu'un compte à rebours s'est inconsciemment déclenché dans ma tête. Je ne l'ai pas remarqué tout de suite, j'étais occupée à allaiter mon troisième enfant et à profiter de mon congé de maternité. Et j'étais fière et comblée d'avoir déjà une belle grande famille alors que je n'avais pas encore 30 ans. Puis paf, j'ai réalisé que c'était bien beau tout ca, mais pas très payant. Et je me suis rappelé que j'avais une dette d'étude et des obligations financières à gérer et qu'ils ne cesseraient pas d'exister lorsque mon chômage maternité lui, cesserait. Alors j'ai voulue être travailleuse autonome, parce que vraiment, avec trois enfants, je ne voyais pas d'autres façons d'y arriver. Et ca à fonctionné, mais pas assez vite. Alors j'ai trouvé un emploi qui me plaisait et était près de chez moi, de quoi me faire accepter les conditions de travail médiocres. Et j'ai continué mes occupations autonomes pour combler le fait que j'étais sous payés. Et j'ai assurée sans trop me questionner, ou en ne le faisant pas trop longtemps. J'avais autre chose à faire.
J'ai carrément l'impression de ne pas avoir arrêté depuis mon retour au travail. Entre la garde partagées de Grande puce et Moyenne puce, la deuxième année de Bébé puce, les horaires atypiques et les responsabilités inhérentes à mes occupations professionnelles, les imprévus presque quotidiens et autres pépins de la vie, j'ai bien pris quelques pauses, mais jamais assez longues pour douter que tout ça étaient correct.
Puis le mois passé, tout m'a fait réalisé que ca ne l'était pas. Mon corps me l'a dit, mon coeur me l'a dit, ma tête me l'a dit, bref, je ne pouvais plus ne pas le réaliser.
Alors j'ai pris une pause.J'ai embarqué dans le premier avion et je suis partie m'isoler au Tibet pour réfléchir. J'ai pris ma voiture et j'ai été porter mon billet médical à mon employeur. J'attends toujours mon chômage maladie d'ailleurs... Mais que je l'obtienne ou non, il le fallait. Et je vous raconte dans un prochain billet quelles réflexions en sont ressorties.
J'ai traversé ma crise d'adolescence...comme quelqu'un qui ne sait pas nager et qui traverse l'océan en pédalo. Intensément, en doutant parfois que j'allais y arriver, en ne sachant pas toujours comment avancer et en me demandant occasionnellement si ca valait vraiment la peine de continuer. Et je me souviens comme si c'était hier de m'être dit ''ouf, c'est terminé'', d'avoir réalisé que je venais probablement de traverser une des périodes les plus difficiles de ma vie, et d'en avoir été fière. J'ai eu l'impression que j'avais la force de traverser n'importe quelle épreuve.
Alors je me suis rendue à 18 ans en faisant ce que j'avais à faire, entre deux party, deux spectacles, deux cours dont un durant lequel je dormais, deux moments d'insouciances légères...
Et puis paf, j'ai eu 18 ans!!!! Et j'ai eu l'impression qu'il me fallait passer à autre chose. Fini l'insouciance, j'étais majeure, je me devais d'être responsable et adulte! Il me fallait m'enligner, me trouver une carrière intéressante, payante et stimulante, une passion ''saine'', un conjoint stable, une vie chouette mais rangée... Mes ambitions étaient grandes...et le travail à faire monumental: j'étais à milles lieux de l'image que je me faisait d'une fille de 18 ans qui ''réussie''.
Mais j'ai réussie. J'ai réussi à devenir plus responsable, à moins faire le party et à accepter que je n'avais encore aucune idée de ce que je voulais faire comme carrière. Et j'ai continué, en acceptant mes limites et en faisant de mon mieux.
J'ai bien vécu quelques crisettes depuis, équivalentes à la traversée d'une piscine olympique à la nage (je suis en forme mais quand même...), mais rien de comparable à l'océan en pédalo. J'ai fait les enfants avant la carrière, j'ai fait les études entre deux enfants, j'ai fait des erreurs et des bons coups et je m'en suis sortie sans trop de mal et sans trop de séquelles.
Puis j'ai eu 27 ans et demi. Et je crois qu'un compte à rebours s'est inconsciemment déclenché dans ma tête. Je ne l'ai pas remarqué tout de suite, j'étais occupée à allaiter mon troisième enfant et à profiter de mon congé de maternité. Et j'étais fière et comblée d'avoir déjà une belle grande famille alors que je n'avais pas encore 30 ans. Puis paf, j'ai réalisé que c'était bien beau tout ca, mais pas très payant. Et je me suis rappelé que j'avais une dette d'étude et des obligations financières à gérer et qu'ils ne cesseraient pas d'exister lorsque mon chômage maternité lui, cesserait. Alors j'ai voulue être travailleuse autonome, parce que vraiment, avec trois enfants, je ne voyais pas d'autres façons d'y arriver. Et ca à fonctionné, mais pas assez vite. Alors j'ai trouvé un emploi qui me plaisait et était près de chez moi, de quoi me faire accepter les conditions de travail médiocres. Et j'ai continué mes occupations autonomes pour combler le fait que j'étais sous payés. Et j'ai assurée sans trop me questionner, ou en ne le faisant pas trop longtemps. J'avais autre chose à faire.
J'ai carrément l'impression de ne pas avoir arrêté depuis mon retour au travail. Entre la garde partagées de Grande puce et Moyenne puce, la deuxième année de Bébé puce, les horaires atypiques et les responsabilités inhérentes à mes occupations professionnelles, les imprévus presque quotidiens et autres pépins de la vie, j'ai bien pris quelques pauses, mais jamais assez longues pour douter que tout ça étaient correct.
Puis le mois passé, tout m'a fait réalisé que ca ne l'était pas. Mon corps me l'a dit, mon coeur me l'a dit, ma tête me l'a dit, bref, je ne pouvais plus ne pas le réaliser.
Alors j'ai pris une pause.
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