mardi 28 décembre 2010

Tampax, toilettes bouchées et cie...

Elles sont revenues... Après presque deux ans d'absences, tel un cadeaux de Noel repoussant, elles se sont pointés. Je sais que je disais qu'elles étaient rassurantes au fond, parce qu'elles m'apprenaient chaque mois que je n'étais pas devenu accidentellement enceinte, mais après coup, elles ne me manquaient pas du tout.

Le contexte, il faut le souligner, ne m'a pas aidé à les apprécier...

Noel, le 25 décembre 2010...

Dans une coquette petite maison de campagne, attablés à une grande table familiale, déjeune une jeune femme l'air endormie et trois hommes l'air tout aussi endormi, mais un peu excité aussi...

L'un deux, un peu cambré par en avant, les cheveux grisonnants et le visage semi ridé, ne cesse de répéter d'une voix douce mais insistante ''Joyeux Noel Rose, Joyeux Noel Rose, dis moi Joyeux Noel, dis moi Joyeux Noel...''

- Je te l'ai dit en arrivant, on va changer de sujet maintenant ok?
- Ok, ok, on va changer de sujet maintenant, hein rose?
- Oui, en fait on va manger au lieu de parler...
- Ok, on va manger...

Un autre, l'air jeune, la peau noire et les cheveux crépus, bouge à la vitesse de l'éclair en parlant à une vitesse incroyable un dialecte que seul quelques personnes arrivent à comprendre... ''.... messe hiew soiw... beau... chansons... wow... toi qu'est ce que tu as fait ma soeuw?''

- J'ai passé une très belle soirée, en belle compagnie, mais je n'ai pas été à la messe depuis longtemps...

- Ah non, l'air compatissant à l'extrême il lui fait un calin accompagné d'un ''pauv toi'' très convaincu et lui tend son bol vide. Des céwéal ou du guau... hum... du guau... non des céwéal... hum.... oui céwéal te plait...

Et un autre, à la stature de Shreck, les cheveux bruns gris coupé à la tintin, bougonne en marmonnant parce que la jeune fille a refusé qu'il mette plus de cassonnade que de céréales dans son bol...

La jeune fille a terriblement envie mais alors qu'elle s'apprête à aller à la salle de bain, trois autres hommes arrivent à la cuisine. L'un, l'air calme, les yeux bleus perçant et les cheveux hirsutes, gris et blancs, s'assoit à la table et se sert à déjeuner avant d'avaler les médicaments que la jeune fille lui tend. L'autre, extrêmement grand et élancé, se marmonne plusieurs choses à voix basse, l'air inquiet, en regardant un peu partout et le dernier, aussi grand mais beaucoup plus massif, s'assoit et se frotte les yeux l'air endormi.

Avec un enthousiaste feint mais dont la feinte est parfaitement dissimulé, la jeune fille les accueille joyeusement:

- Allo les gars! Bon matin! Joyeux Noel!

Et tous se mettent à discuter, entre eux, à la jeune fille ou à eux-même, pendant qu'elle coure comme une poule pas de tête pour servir un café, laver une assiette, donner des médicaments ou prendre une pression.

Trentes minutes plus tard, avant de s'attaquer à la pile de vaisselle qui s'est accumulé malgré ses tentatives de la laver au fur et à mesure, elle décide d'aller vider sa vessie qui menace d'exploser, en se disant que ca ferait un bien triste Noel pour ses petits bonhommes de la retrouver inerte sur le plancher, la vessie étalé partout...

- Qu'est ce que tu fais Rose, lui demande Shreck, maintenant joyeux et gai, vétue de pantalon à bretelles et d'un chandail des Canadiens qui lui donne un air adorablement rigolo.

- Je vais à la salle de bain, ca sera pas long...

Un autre accourt par derrière, elle se retourne en sachant déjà de qui il s'agit...

- Wose! Wose! Ai wamassé les poubelles, ai passé le balais, ai wangé mes choses, bon gars, bon gars, tu vas écwire des belles choses dans mon cahier, ma a bon gars, bon gars!

Se tortillant de douleurs tant elle a envie... Oui, t'est un bon gars, continue comme ca et tu vas avoir juste des bons commentaires...

- Ou il est mon cahier, voiw mon cahier, t'a écwit quoi dans mon cahier????

- J'ai rien écrit, ca fait deux heures que je suis arrivé, mais si tu as des bons comportements, je vais écrire des belles choses...

- Non! A veux voiw mon cahier! Monte mon cahier!

- Non, si tu veux que j'écrives des belles choses, tu écoutes les consignes, là, la consigne, c'est de me laisser aller au toilettes avant que je fasse pipi à terre.

- Pipi à tewe???!!! Et il éclate d'un grand rire semi hystérique et incontrôlable en se tapant les cuisses...

Elle en profite pour se sauver à la salle de bain, heureuse et soulagé d'avance.

Sur le siège de toilette, elle pense orgasmer tant le soulagement est intense, puis elle se demande si sa vessie sera un jour vide tant c'est long avant que le jet ne cesse, puis elle constate que c'est bien terminé comme elle entend une chicane éclaté l'autre coté de la porte.

- Les gars, on se calme! J'arrive dans deux minutes, en attendant je ne veux plus vous entendre, on va s'expliquer calmement.

Puis, alors que ca ne lui ai pas arrivé depuis presque deux ans à cause de sa dernière grossesse suivi d'un allaitement long et très fréquent, elle constate qu'elle est menstrué... Dans sa tête, comme chaque fois qu'une ''tuile'' lui tombe sur la tête depuis que le temps des fêtes à sonné, elle entend les paroles d'une mélodie de Noel ''joyeux noel et bonne année, du bonheur et de la santé...'' puis elle soupire en vidant presque le rouleau de papier pour venir à bout de ce qui ressemble à une hémorragie et en priant pour avoir un tampax dans sa sacoche...

Alors qu'elle se relève, elle entend la chicane reprendre...

- Les gars! C'est Noel, y fait beau, la vie est belle, ca suffit là!

- Qu'est ce que tu fais, tu fais caca?

À peine déstabilisé par cette question, elle répond spontanément qu'elle débouche la toilette en ne se sentant absolument pas coupable de mentir, puis, en tirant la chasse d'eau, elle réalise qu'elle ne ment pas et que la toilette à en effet de la difficulté à éliminer son contenu...

Elle inspire, expire, inspire, expire puis sort de la salle de bain, après l'avoir barré, question qu'aucun gars ne voit son contenu, ce qui pourrait, dans certains cas, causer un réel traumatisme...

- Y'arrête pas de m'achaler Rose!!!
- J'ai même pas rien fait!

- Ok, toi c'est l'heure de ton bain, va préparer tes choses, toi c'est l'heure de ton lavage, va chercher ton panier!

Le téléphone sonne, un des gars répond et lui tend l'appareil après avoir ''blagué'' quelques secondes...

- Allo! C'est la résidence à coté, avez-vous encore de l'eau?
- Hum... Y'en avait pas beaucoup ce matin et la toilette flush pas, attend un peu je vais voir... Non (!!!) on en a plus... Joyeux Noel à toi et tout tes petits bonhommes!
- Super... À vous aussi!

- Les gars, laissez faire le bain et le lavage, y'a pu d'eau!

Le petit haitiens arrive sur l'entrefaite...

- Pu d'eau! On va mouwiwe! C'est impowtant l'eau! Faut appeler la police!!! Ah mon dieu, ah mon dieu!!!

- Shhh Shhh Shhh... Elle le prend dans ses bras... Calme toi, calme toi... Ca va aller, l'eau va revenir, il manque jamais d'eau longtemps au Québec, je te le promet, et on a des tonnes de réserves pour boires. C'est juste les bains et le lavage qu'on peut pas faire pour tout de suite... Elle continue de le serrer dans ses bras en le bercant debout, même s'il est plus grand qu'elle.

- T'est suwe?

- Sure, sure, sure, comme un citron!

Et il recommence à rire de façon semi hystérique, rassuré et joyeux, alors qu'une sensation rappelle à la jeune fille qu'elle doit:

1- Se trouver un tampax, une serviette sanitaire ou quelque chose qui pourrait faire office de...
2- Faire disparaître le contenu des toilettes avant qu'un des gars n'ait envie et ne voit tout ce sang...
3- Faire les tâches quotidiennes, préparer Shreck qui a la chance d'aller dans sa famille et préparer le diner...

Elle descend dans le bureau, là ou l'attend sa sacoche, et l'ouvre en espérant... Dans un compartiment non ouvert depuis presque deux ans, celui ou elle avait l'habitude de mettre ce qu'il faut pour arrêter les flots de ce merveilleux cadeaux mensuel, elle  aperçoit un tampax! ... Complètement sorti de son emballage tant il est dans la sacoche depuis longtemps, ouvert comme une fleur, absolument inutilisable... Elle fouille le bureau, se disant que ses collègues féminines ont peut être eu l'idée géniale d'en laisser quelque part, en vain...

En se faisant à l'idée qu'elle devra se contenter de papier de toilettes en guise de serviettes sanitaires jusqu'à la fin de son quart de travail, elle entreprend de remplir la cuvette des toilettes, afin de l'aider à avaler son contenu... Ca fonctionne, elle soupire de soulagement. Puis, en essayant de voir le bon coté des choses, en se disant qu'au moins il est certaine qu'elle n'est pas enceinte, elle se fabrique une serviette sanitaire de fortune, se lave les mains et ressort de la salle de bain, prête à affronter une journée de travail qui promet d'être quelque chose, entourée de ses petits bonhommes différents mais oh combien attachant, pour qui, le temps d'un Noel, elle fera office de Maman.

jeudi 23 décembre 2010

Tromper l'ennui

Je ne parle pas ici d'ennui dans le sens ''je m'ennuie, je n'ai rien à faire, je tourne en rond''... Cette impression m'est de plus en plus étrangère, je me souviens à peine de ce qu'on ressent quand on s'ennuit de la sorte et j'aimerais parfois m'en souvenir... Je parle d'ennui du genre ''je partage gentiement mes filles avec leur papa et maudit qu'elles me manquent par bout!!!'' C'est un peu plus viscérale, mais bon, c'est pour leur bien.

Or, bonheur, joie, béatitude, voila que Grande puce a trouvé un moyen autre que le téléphone et msn pour que nous soyons en contact. Un moyen qui revient au même que msn mais qui fait changement et qui nous amuse encore plus: nous jouons à des jeux en lignes ensemble.

Malgré les kilomêtres qui nous séparent, depuis que nous nous adonnons presque quotidiennement à cette activité, je me sens, l'espace de quelques minutes, tout près de ma grande fille adoré.

En jouant, on peut clavarder et commenter la partie, on peut rigoler par écrit, on peut se taquiner, on peut dire tout ce qu'on se dit quand on joue ensemble à la maison.

L'espace de quelques instants, j'ai l'impression que ma grande fille est à mes cotés, je l'entends presque rire et avoir du plaisir. Ca fait du bien à mon coeur de maman. Ca ensoleille mes journées.

C'est pas facile partager ses enfants...

mardi 21 décembre 2010

L'art de changer une couche...

Je vous entend penser d'ici... Quoi? Changer une couche! Facile, on s'habitue vite...

Nah... Je ne parle pas ici de la couche à peine souillé d'un bébé de deux semaines docile et à peu près incapable de mouvements rapides...

Je parle de la couche qui est collé aux fesses d'un bébé qui fait de longues nuits, dont les intestins fonctionnent à pleins régimes vers sept heures trente et qui gigote comme un ver de terre menacé d'être accroché à un hamecon...

Moyenne puce a marché à neuf mois et était très solide sur ses jambes dès huit mois... Je la changeais donc debout, ce qui me facilitait grandement la tache... Elle avait, en plus, une tendance à la constipation, ce qui, bien qu'il était terrible de la voir forcer à s'en pêter les tympans, limitait les dégâts de caca. Au pire une ou deux boules roulaient hors de la couche, ne laissant aucunes traces tant elles étaient dures...

Il en va tout autrement pour Bébé puce qui a maintenant 10 mois et demi... Elle tient debout mais elle est tellement excité de tenir debout qu'elle piétine, sautille et danse dès qu'elle l'est... Et ses cacas... Terribles... Une masse de bouette nauséabonde dans laquelle ont peut voir sans problème ce qu'elle a ingurgité au cours des dernières heures... Changer sa couche couché est intolérable... Elle veut s'asseoir et fait tout en son pouvoir pour y arriver. Changer sa couche debout est moins pire, mais tellement plus difficile que ca l'était pour Moyenne puce... Moi qui pensait avoir trouvé LE truc...

Je me souviens qu'une infirmière m'avait ''reproché'' de changer la couche de Moyenne puce debout... L'air de dire ''vous lui céder tout ses caprices''... Une infirmière impliqué, douce, gentille et qui avait du temps à brûler, aussi incroyable que ça puisse paraître... Je lui avais demandé de me montrer comment la changer couché, l'air innocent d'une maman inexpérimentée imprimé dans le visage... C'était bien rigolo à voir, surtout que Moyenne puce à eu une soudaine envie de pipi au même moment...

dimanche 12 décembre 2010

Inquiétude, peine, colère et insomnie...

J'ai parfois du mal à expliquer mes insomnies, surtout lorsqu'elles surviennent alors que j'ai cruellement besoin de sommeil. C'est temps ci, elles sont plutôt rares, alleluia, et lorsque j'insomnise (je suis experte dans l'art d'inventer des mots à minuit vingt-six...), je sais généralement pourquoi assez vite, je règle le dit pourquoi, ou me promet de le régler au matin, et je me rendors somme toute assez bien. Mais me voîla devant une inquiétude sur laquelle je n'ai aucune emprise et aucun contrôle et qui, mine de rien, depuis quelques jours me trouble un peu. De plus en plus, puisque j'en insomnise présentement. J'écris ce billet parce que j'ai besoin d'en parler, comme seule une femme peut avoir besoin de parler à minuit trente trois, et je crois qu'il demeurera sans doute dans mes brouillons mais en même temps, je pense qu'il pourrait être bien de le publier, pour sensibiliser à certaines réalités. Encore faudrait il que je les aborde, et sérieusement, j'écris comme ca vient et je n'ai pas l'intention de me censurer et d'écrire dans un but précis, je verrai donc à la fin de mon billet, ou demain à tête reposé, si oui ou non je publie. D'ailleurs, je ne sais même pas encore si je vais le terminer...

Mais je m'éloigne... Une fois de plus.

Je m'inquiète pour un de mes proches, appelons le Proche tout croche, dont je n'ai pas de nouvelles depuis un certains temps.

Il a un potentiel d'auto destruction assez intense, mais aussi un potentiel de bonheur et de réussite incroyable. Il va peut être très bien, je l'espère de tout mon coeur, mais il donne habituellement des nouvelles quand il va bien. Et il n'allait pas la dernière fois que je l'ai vu. Ni l'autre d'avant. Ni l'autre d'avant. Il ne vas pas depuis un bon moment en fait, et les dernières ''périodes'' ou il a bien été ont été courtes.

C'est une des personnes grâce à qui j'ai appris le détachement émotif. L'art de ne pas s'inquiéter des gens pour qui ont ne peut rien faire, l'art de ''lâcher prise''. Mais cet art à ses limites, et je crois que je les ai atteintes. Ou que j'ai atteint mes limites à moi, très élastiques, soit dit en passant.

J'ai beau savoir que je ne peux rien pour Proche tout croche, que j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, et peut être même plus par bout, j'ai beau savoir que de m'inquiéter ne changera rien, je m'inquiète quand même.

Je m'inquiète, comme une mère s'inquiète de son enfant disparu, en moins atroce quand même, mais à un degré près.

Proche tout croche peut être extrêmement débrouillard, il est très intelligent et il a, je me répète je sais, mais c'est tellement vrai, un potentiel incroyable. Il est capable de grandes choses et il l'a prouvé à plusieurs reprises, mais il est aussi, dans une égale proportion, incroyablement capable de se mettre dans des situations terribles. Et j'ai peur qu'il soit dans une situation terrible.

J'ai peur que Proche tout croche n'ait pas d'endroit ou dormir présentement, alors qu'il fait si froid dehors, ou qu'il soit au chaud mais au prise avec des idées terriblement noire et macabre, j'ai peur qu'il soit mort, carrément, même si logiquement je le saurais. J'ai peur à cause du ''logiquement'' que je viens d'utiliser. Logiquement, quand un de nos proches est très mal en point, on l'apprend. D'un autre proche, de la police, de l'hôpital... Mais Proche tout croche est souvent seul et plutôt solitaire, plus par dépit que par envie je crois mais bon... S'il lui arrive quelque chose, peut être qu'il n'aura personne pour le soutenir, peut être qu'il devra l'affronter seule, et peut être qu'il n'y arrivera pas. Peut être que je ne le saurai pas tout de suite. Peut être que c'est déjà fait et que mes inquiétudes sont en fait un pressentiment... Peut être, peut être, peut être...

En même temps, si Proche tout croche est seul, ce n'est pas pour rien, on ne se ramasse pas seul sans raison... Mais même si j'en suis consciente et que j'ai déjà dit de Proche tout croche qu'il allait devoir ''toucher le fond'' pour se prendre en main, je trouve ça incroyablement triste. Car ce n'est pas tous ceux qui touchent le fond qui se reprennent en main, certains aussi y laissent leur peau. Et je trouverais ça extrêmement triste qu'il y laisse la sienne car malgré tous ses défauts et ses ''patterns malsains'', je l'aime profondément et je sais qu'il a, de plus en plus enfouit en lui mais quand même, un grand potentiel de bonheur. Je trouverais ça triste qu'il l'oublie et qu'il abandonne...

Triste... plus pour les personnes qui l'affectionnent que pour lui dans un sens, parce que pour lui, j'ai de plus en plus l'impression que la mort serait une délivrance. Il traîne depuis des années un boulet qui semble de plus en plus lourd, de mieux en mieux attachés... Dans un sens, je sais que sa mort serait une sorte de libération. Mais je sais aussi qu'il a le potentiel de s'en sortir. Ou je veux le croire si fort que je le crois, qui sait...

Peut être que certaine personne n'ont pas ce potentiel? Peut être que la dépression, l'art de ''scrapper'' les chances de bonheur qui nous sont donnés, de fuir les difficultés plutôt que de les affronter, peut être que ce mal-être profond qui afflige certaines personnes, comme le cancer, est incurable dans certains cas? Mais je ne trouve pas que Proche tout croche à assez essayé d'en guérir pour baisser les bras. C'est pour ça que je trouverais ça triste qu'il le fasse. Comme on trouve triste, ou choquant, de voir un cancéreux refuser la chimio j'imagine. Or, après plusieurs rechutes, on comprend. Et je comprendrais . Et c'est parce que je comprendrais que je sais que ca peut arriver, que j'ai accepté, depuis déjà quelques années, que Proche tout croche était un mortel qui partirais peut être ''avant son temps''. Mais même si je l'ai accepté et que je comprendrais, je trouverais ca triste. Vraiment triste.

Mais même si je trouverais ça triste, même si ca m'inquiète, je ne peux rien y faire, absolument rien. Et c'est dur. Mais bon, tout est toujours plus dur au beau milieu de la nuit. Demain matin, mon inquiétude se sera sans doute transformé en colère. Car c'est fâchant. Proche tout croche m'avait promis des nouvelles. Même si je voudrais qu'il se porte à merveille, des mauvaises nouvelles me rassureraient plus qu'aucune nouvelles. Car dans son cas, l'expression ''pas de nouvelle, bonne nouvelle'' ne s'applique pas. Et je lui ai expliqué. Je lui ai dit que si je n'avais pas de nouvelles j'allais imaginer le pire. Il le sait. Et il ne m'en donne pas. Je trouve ca dur. Mais je comprends.

Je comprends toujours sérieusement, j'ai vécu assez de moments difficiles pour comprendre que nos réactions sont parfois carrément illogiques, anormales, désagréables dans ces moments. Je comprends donc, une fois de plus, mais j'aimerais ne pas comprendre. Juste quelques minutes, pour me sentir libre d'être en colêre. Quand on comprend, on refoule sa colère car on la sait ''injustifier''. La tête refoule et le coeur endure... C'est pas toujours facile de comprendre. Mais je comprends. Et malgré tout ce que me fait vivre Proche tout croche, je l'aime et je l'aimerai toujours, c'est ainsi et je ne peux rien y faire. Je vais donc me rabattre sur ce qui reste dans une telle situation: l'espoir. L'espoir qu'il sente que je pense à lui, que ça lui donne la force de continuer, de se relever, de le faire comme il faut, d'avancer et de ne pas se laisser décourager lorsque ressurgiront les épreuves... C'est tellement pas facile négocier avec la vie desfois, mais je sais qu'il est capable, et j'espère qu'il le fera.

Et moi, parce que je sais que je ne suis pas seule à vivre une telle situation, et parce que je sais que certaine personne se sentent seule à la vivre, je vais publier mon billet. Même si je n'aime pas beaucoup étaler ce genre d'émotion au grand jour et que je préfère, de beaucoup, faire comme si personne à part mes filles ne m'atteignait... (Et aussi, j'avoue, au cas ou Proche tout croche aurait l'envie folle de lire mon blog, appel donc là! J'insomnise!)

vendredi 10 décembre 2010

Tirer avantage des hormones

L'avantage des hormones, c'est qu'elles ont le dos large...

Enceinte ou allaitante, j'en ai bien profité...

Crise de larme inexplicable trop longue ou complexe à expliquer à un homme? Les hormones chéri...

Crise d'hystérie difficile à assumer? Les hormones mon amour, désolé...

Décisions vestimentaires ou capillaires douteuses et regrettables? Merde, ou avais-je la tête? À la même place que d'habitude, mais sans doute pleine d'hormones... Zut...

Libido emballé ou trop calme? Maudites hormones...

C'est ainsi qu'il y a trois semaines, lorsque Grande puce a eu 8 ans et que j'ai pleuré sans trop comprendre moi même, j'ai dit à Chéri: Bah... les hormones sans doute... snif...snif... Ca va aller... Mais j'arrête d'allaiter, pour vrai cette fois!

Et je l'ai fait, il y a une semaine.

Aujourd'hui, Moyenne puce à 3 ans... Et je n'ai pas d'excuse pour expliquer que j'ai versé une larme... Quoi que, comme j'ai eu l'immense bonheur de n'être pas menstrué depuis mon accouchement, je suis peut être en pleins SPM? Oui, c'est ça, voilà! Encore les maudites hormones...

Bonne fête ma belle Moyenne puce d'amour!

mercredi 8 décembre 2010

La pensée positive

Croyez-vous à la pensée positive? Aux théories diverses sur les forces cosmiques si bien décrit dans tellement de livres de psycho-pop?

Après avoir travaillé auprès de diverses clientèles, aux prises avec diverses problématiques, ayant diverses attitudes face à la vie en général, dont parfois une attitude carrément négative, j'y crois... De plus en plus du moins... Je suis très rationnelle de nature, mais de moins en moins dans les faits... J'ai quand même au fond de moi une petite scientifique qui veut que tout soit mesurable, calculable, démontrable et quantifiable. Une partie de moi qui refuse les théories basées uniquement sur l'expérience vécue, et non sur l'expérience en laboratoire.

Pourtant, malgré ce petit coté de moi, quand je désir ardemment quelque chose, je suis porté à appliquer toutes ces théories, à y croire de mon mieux et à me transformer en experte de la visualisation positive. C'est pour ça que j'utilise mon blog pour vous demander des tonnes d'ondes positives dans les jours à venir!

Je ne peux pas vous donner de détails tout de suite, internet étant comme il est, mais présentement, depuis hier soir 17h quelques, je désire quelque chose comme il m'est rarement arrivé de désirer quelque chose (on ne parle pas ici de désir physique, sinon tout ce que je viens d'écrire peut prendre le bord...).

Ne soyez pas inquiète, il ne s'agit pas d'une guérison miracle, tout mon monde va super bien. Simplement d'une opportunité qui serait parfaite, qui tomberait à point, qui me ferait le plus grand bien et qui achèverait de me prouver que les théories cosmiques dont je parlais plus haut sont effectives...

Soyons positives donc: je vous reviens dans quelques jours (c'est fou comme quelques jours peuvent sembler long quand on attend impatiemment après une réponse...) pour vous en reparler et vous annoncer que j'ai eu ce que je voulais, que ca m'enthousiasme au plus haut point, que ma vie vient de prendre une tournure formidable...!!!

lundi 6 décembre 2010

Vieillir

Une amie facebook, et lectrice du blog se questionne, pour un travail scolaire (vive les mamans étudiantes!!!) sur ce qui fait qu'une femme se dit, un bon jour, ''ca y est, je vieillis''.  Ont été nommé:

Voir son premier cheveux blancs (ou se demander, et si je ne teignais pas mes cheveux...aurais-je déjà des cheveux blancs... je ne ferai pas le test cette fois)

Devenir grand-mère (grande puce veut faire ses enfants jeunes, comme moi... ouch)

Devenir grande-tante (un petit clin d'oeil à ma tante qui, grâce à moi et à son statut d'enfant née ''sur le tard'' est devenue grande tante à ... quoi??? 35 ans?)

Avoir de la difficulté à se remettre d'une brosse (vu sous cette angle, je suis déjà extrêmement vieille)

Voir apparaître les premiers signes de la ménopause (j'ai encore hâte au moment bénit ou mon ''cadeau mensuel'' ne sera qu'un souvenir, mais bon)

Voir partir les enfants de la maison (je préfère ne pas y penser)

...

En avez-vous d'autres???

dimanche 5 décembre 2010

Érotico-vulgaire...

Que de rigolade je me paie présentement, assise bien inconfortablement (j'ai cruellement besoin d'une chaise d'ordinateur confortable) devant mon écran...

Je vous explique:

Lorsqu'on a un site ou un blog sur internet, on peut consulter des statistiques afin de savoir tout un paquet de trucs à propos de la quantité de visites, de la provenance... Je vous épargne les détails techniques, ce que vous devez savoir, c'est qu'il est aussi possible de savoir quelles requètes google ont fait apparaître notre site dans les résultats. Parfois, ça donne un peu n'importe quoi... Je vous laisse constater.

Mon blogue, traitant principalement, je le rappel, de maternité et d'organisation de désorganisation, est apparu sur google après des requètes tel que:

tu pus tu pets tu sens la moufette (oui, quelqu'un, un jour, quelque part s'est dit ''tiens, si j'écrivais tu pus tu pets tu sens la mouffette sur google'')

maman aime bien le sex (Quoi? Moi ça??? Non, je suis une maman quand même!)

Laisse moi bouffer ta chate (Ok, j'ai déjà écrit que ma nouvelle chatte Madame meilleure me tapait sur les nerfs, mais de là à la bouffer, quand même pas...)

je vais t'aider à mettre ta couche (oui, encore une fois, quelqu'un, un jour, à écrit ça sur google... Je me demande à quoi cette personne s'attendait...)

Je bouffe la belle chatte de maman pendant son sommeil (définitivement, les chattes sont à l'honneur...)

Femme suce sa grande fille (...sans commentaire...)

Je songeais à élaborer un texte sur mon nouveau ''side-line'' à venir, qui consistera à faire des démonstrations de produits érotiques à domicile, mais j'hésite... Si vous voulez plus d'information, écrivez moi, je ne voudrais pas que mon blog de maman soit majoritairement visité par des pervers plus pervers que moi...

jeudi 2 décembre 2010

Un conte de Noel, à la Maman toute croche...

J'ai l'habitude de raconter une histoire et de chanter une chanson à Moyenne puce avant son dodo. ChoisirLE livre désiré, ça peut être très long. À dix-neuf heures, après avoir couru partout, sautillé sur place et grimpé puis redescendu les marches de façon compulsive toute la journée, elle est tellement fatigué qu'avoir à choisir entre Blanche-neige, Martine à la plage ou Winnie, ca à l'air aussi difficile que de magasiner un prêt hypothécaire après avoir bu deux bouteilles de vin...



Quand je l'avertie d'avance, elle prend tout son temps et ça va, sinon, elle comprend qu'on a pas le temps et qu'elle aura l'immense bonheur d'entendre une histoire inventé de toute pièces par nul autre que moi. Parfois c'est bien. J'ai carrément pondu des chefs-d’œuvre littéraire pour enfant couché au coté de Dora, de son lion hochet et de sa petite tête blonde. D'autres fois, c'est carrément épeurant tellement c'est n'importe quoi. D'autres fois aussi, elle s'en mêle et participe à la création de l'œuvre...
Avant hier, elle m'a réclamé un conte de Noel... J'ai l'air d'une experte en Conte de Noel moi? Absolument pas. Ajoutez à cela que j'essaie chaque fois d'ajouter un élément de pédagogie à la chose et vous avez un désastre littéraire en devenir...
Moyenne puce: A veut une hitoiwe de Nowel maman!

Moi: Une histoire de Noel...? T'est sure?

Moyenne puce, débordant soudainement d'un enthousiaste épeurant: Oui!!!!! Une hitoiwe de Nowel!!! Avette un Pènouel (Père-Noel... à l'oral c'est encore plus difficile à saisir mais bon...)

Moi: O.K... Je vais essayer ma puce...

Moyenne puce, satisfaite, se calant avec un contentement exagéré dans son château d'oreiller et de couvertures: Oui! Oui! Oui!

Moi: C'était le soir de Noel... Le Père Noel s'apprêtait à s’envoler dans le ciel pour aller remettre les cadeaux à tous les enfants du monde (pas de danger que j’en profite pour lui rappeler que seul les enfants sages en ont, de toute façon c’est faux, les siens sont déjà achetés…). Il donna un bisou à Mère-Noel

Moyenne puce : Un gros bisou! Un gros bisou géant!

Moi : Oui oui, il donna un gros bisou géant à Mère-Noel et s’envola dans le ciel, avec ses rênes.

Moyenne puce : Non non! Avec ses woi!

Moi : Avec ses rois? Ah non ma puce, les rênes du père-noel c’est pas comme une reine princesse là, c’est comme un chevreuil? Tu sais les chevreuils du père-noel?

Moyenne puce : …. Oui… Les chefeuil du pènouel…

Moi : Donc, il s’envola dans le ciel, à l’aide de ses rênes

Moyenne puce : Non! De ses chefeuil maman! T’est grole!!!

Moi : Bon ok, il s’envola dans le ciel, à l’aide de ses chevreuils. Lorsqu’il atterrit sur la première maison, il dut passer par la porte parce qu’elle n’avait pas de cheminé. Tout se passa très bien et il fut content de constater que les enfants lui avait laissé pleins de bons biscuits et un grand verre de lait. Il mangea le tout avec appétît et reparti.

Moyenne puce : Avec ses chefeuils?

Moi : Ben non, c’était un quartier résidentiel, il a marché jusqu’à la maison, ses rênes chevreuils le suivaient.

Moyenne puce : Ok…

Moi : La maison d’à coté avait une cheminé. Il était content parce qu’il aimait bien passer par les cheminés. Or, quel ne fut pas sa surprise de constater… qu’il était trop gros! Il avait tellement grossit cette année là, qu’il ne passait plus! Il se déprit de peine et de misère et passa par la porte. Il réessaya une autre cheminé au courant de la nuit mais encore une fois, il s’y coinça, définitivement trop gros!

Moyenne puce : Hahaha, le pènouel est to go!!

Moi : Hé oui… Il avait bien de la peine car il trouvait que de ne plus passer par les cheminés était triste. Il aimait ça lui passer par les cheminés... Lorsqu’il en parla à Mère-Noel, elle lui répondit : Arrête de t’empiffrer de biscuits et l’an prochain tu vas peut être y arriver! Et il lui répondit que de ne pas manger les biscuits que les enfants avaient fait pour lui était inconcevable! Mère-Noel eu alors une bonne idée, elle lui suggéra de les distribuer aux enfants les plus pauvres de la planète au lieu de les manger. Comme ça, les biscuits ne seraient pas gaspillé et les enfants pauvres auraient des cadeaux, même si leur parent n’avaient pas envoyé de sous au père-noel (pa-thé-ti-que, je sais, mais bon, elle me laisse aller travailler tellement facilement quand elle pense que c’est pour des cadeaux de Noel…) L’année suivante, le Père-Noel s’emmena un sac à biscuit et y déposa presque tous les biscuits dedans (il en mangea quand même quelques un, pas fou...) Il avait emmené avec lui un lutin, qui s’occupait de les emballer en petits paquets cadeaux. Lorsqu’il déposa les paquets de biscuits près des enfants pauvres, il se sentit vraiment bien parce qu’il savait que ça les rendraient heureux. L’année d’après, comme prévu, il était assez mince pour passer par les cheminés. Il était donc lui aussi très heureux. Mais il continua, année après année, de déposer les biscuits près des enfants pauvres et de semer le bonheur, partout sur la planète.
Moyenne puce : Ahhhhhhh… Encowe!