Il y a neuf ans, presque jours pour jours, je vivais une des épreuves les plus difficiles de ma vie, en me demandant si ma raison allait y passer. Même si ça n'a pas été le cas et que je suis demeuré relativement équilibré, il n'y a pas une journée qui passe depuis le décès de ma grand-mère sans que je n'aie une pensée pour elle. Il y a bien quelques soirs ou je me suis couchée en trouvant étrange de ne pas y avoir pensé de la journée, mais je le faisais alors et m'endormait avec des images de cette femme merveilleuse dans la tête.
Dire que ma grand-mère était une deuxième mère pour moi serait minimaliste. Elle était beaucoup plus que ça.
Ma grand-mère était mon pilier, mon port d'attache, mon modèle. Elle était une mère quand elle prenait son courage à deux mains pour me dire mes quatres vérités et essayer de me chicaner, elle était une amie quand nous allions au théâtre ensemble et jasions des heures durant, elle était une grande soeur quand elle m'écoutait sans me juger, elle était tout pour moi. Je l'aimais plus que tout et redoutais le jour ou elle partirait. Enfant, quand j'étais malade, c'est elle que je voulais; adolescente, quand j'étais perturbée, c'est vers elle que je me tournais, jeune adulte, quand je me posais des questions, c'est à elle que je demandais. Dans un monde qui m'effrayait souvent, qui me paraissait injuste et difficile et que j'avais parfois envie de fuir, elle était une lumière réconfortante, douce, enveloppante et oh combien apaisante.
Ma grand-mère n'était pas parfaite, loin de là. Elle était humaine, comme nous toutes. Mais elle connaissait ses défauts, et elle m'en parlais ouvertement, afin que je ne développe pas les mêmes, ou que j'en sois au moins consciente. Elle avait des tonnes de qualités, et elle rougissait lorsqu'on lui soulignait. Elle était plus que généreuse, dévouée, aimante, drôle, persévérante... Elle était magnifique, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Ma grand-mère est décédé il y a neuf ans, et pas une journée ne passe sans que je pense à elle. Elle me manque encore autant, surtout quand je vis de grand moments de bonheur ou que j'ai besoin de réconfort. Or, après toutes ces années, ce que j'ai fini par conclure, c'est que j'ai eu une chance incroyable de l'avoir et d'être si près d'elle. Ma grand-mère n'est plus là, mais quand je me sers des enseignements qu'elle m'a légués pour avancer, ou que je me rappel ses conseils, j'ai l'impression de l'entendre me guider de sa voix douce et rassurante et ca, ca m'aide à devenir une femme fière, accomplie et heureuse.
Ma grand-mère est partie, mais son souvenir restera toujours et ça, personne, jamais ne pourra me l'enlever.
Je t'aime grand-maman
xxx
Très touchant ton billet ce matin! J'en ai les larmes aux yeux... Tu as eu de la chance d'avoir une grand-mère aussi extraordinaire et proche de toi! Je ne suis assez proche de ma grand-mère maternelle et comme toi, je redoute le moment où elle partira rejoindre son amoureux (mon grand-père qui est partit depuis 11 ans maintenant...)
RépondreSupprimerQuel beau témoignage! De la Haut elle a surement reçu le message !
RépondreSupprimerJe trouve ca beau de la re-remémorer comme ca...
karo
Quel beau texte. Je suis certaine qu'où elle soit, ta grand-mère t'a entendu et est près de toi lorsque tu en as besoin.
RépondreSupprimerVraiment touchant ce que tu as écrit sur ta grand-mère !
RépondreSupprimerwow rosie je me retiens pour ne pas pleurer c vrai qu'elle était vraiment hot ta grand-mere et moi aussi je l'adorais. je pense souvent au bon moment qu'on a passe chez elle a chaque fois que je passe devant sa maison et meme parfois chez nous quand je suis pris de nostalgie.(c chez elle que jai passer ma premiere nuit entiere coller sur nico) ahh que de bon souvenir de ta g-mere tellement généreuse
RépondreSupprimerje taime fort ma belle xxx